Chères capillectrices,
Vous avez remarqué que votre chevelure perd en densité, que vos longueurs semblent plus fines ou que vos tempes commencent à se dégarnir ? Vous n’êtes pas seule !
La perte de cheveux chez la femme est un phénomène de plus en plus fréquent, touchant des femmes de tous âges et elle peut être un véritable casse-tête : chute diffuse, cheveux clairsemés, densité réduite...Mais quelles en sont les vraies causes et comment y remédier efficacement?"
Si certains facteurs sont bien connus, comme les déséquilibres hormonaux ou les carences nutritionnelles, d’autres causes restent souvent ignorées. Pourtant, une prise en charge adaptée et sur mesure est essentielle pour traiter efficacement cette problématique.
Dans cet article, nous allons explorer les principales causes insoupçonnées de la chute de cheveux chez la femme, et surtout, comment éviter les erreurs classiques pour une prise en charge durable et personnalisée.
1. Chute de cheveux entre 18 et 30 ans : un impact sous-estimé des carences nutritionnelles
À cet âge, la chute de cheveux est souvent multifactorielle et largement influencée par les carences nutritionnelles, notamment en fer, zinc, vitamine D, et acides gras essentiels. Le mode de vie moderne, les tendances alimentaires et les cycles menstruels abondants peuvent entraîner des déficits qui fragilisent les follicules pileux.
Pourquoi ces carences affectent-elles autant les cheveux?
- Ferritine basse : La ferritine est la forme de stockage du fer. Des niveaux inférieurs à 50 ng/mL sont souvent associés à une perte diffuse des cheveux. En dessous de 30 ng/mL, le risque d'effluvium télogène est significativement accru.
- Zinc en déficit : Ce minéral joue un rôle clé dans la division cellulaire, y compris au niveau du bulbe capillaire. Une carence en zinc est directement liée à une croissance capillaire ralentie et une augmentation de la chute.
- Vitamine D : Essentielle à l’activation des cellules souches du follicule pileux, une carence en vitamine D est associée à une alopécie accrue.
- Oméga-3 : Ces acides gras régulent l'inflammation du cuir chevelu et favorisent la microcirculation sanguine. Un déficit en oméga-3 est corrélé à un cuir chevelu plus sec et une perte capillaire accrue.
Pourquoi ces carences sont-elles fréquentes chez les femmes jeunes ?
- Règles abondantes : La perte de sang menstruelle entraîne une diminution des réserves de fer, augmentant le risque d'anémie ferriprive. Souvent considérées comme incorrigibles, elles sont généralement le reflet de désordres hormonaux à prendre en charge.
- Tendance alimentaire : L’apport en protéines animales étant souvent réduit et insuffisamment compensée par des sources végétales, les sources de fer héminique et de zinc sont limitées, ce qui peut aggraver les carences.
- Stress chronique et fatigue : Le stress peut entraîner une mauvaise absorption des nutriments et une augmentation des besoins en magnésium, zinc et fer. Il peut également entrainer un état d’inflammation de bas grade et une augmentation des hormones androgènes
- Utilisation prolongée de contraceptifs hormonaux : Certaines pilules contraceptives peuvent altérer l’absorption des vitamines B, du zinc et du magnésium, contribuant ainsi à une chute capillaire progressive. Non adaptées, elles peuvent aussi parfois exacerber une problématique androgénique dormante.
De nombreuses femmes recherchent des solutions naturelles contre la chute de cheveux, mais peu réalisent que leur alimentation et leur équilibre hormonal jouent un rôle majeur.
2. Post-partum : Une chute hormonale et nutritionnelle brutale

L’accouchement est une expérience bouleversante, autant physiquement qu’émotionnellement. Après des mois à voir leurs cheveux plus denses et brillants que jamais grâce à la montée des œstrogènes, de nombreuses jeunes mamans sont confrontées à une chute soudaine et massive. Un matin, en passant la brosse dans leurs cheveux, elles découvrent des touffes entières laissées sur les picots. Sous la douche, leurs longueurs glissent entre leurs doigts en plus grande quantité que d’habitude. Ce phénomène, connu sous le nom d’effluvium télogène post-partum, est normal et généralement temporaire, mais il peut être exacerbé et prolongé par plusieurs déséquilibres.
Pourquoi la chute de cheveux post-partum est-elle fréquente ?
• Chute des œstrogènes : Pendant la grossesse, les œstrogènes prolongent la phase de croissance des cheveux. Après l’accouchement ou l'allaitement, leur chute brutale entraîne une transition soudaine vers la phase de repos du cycle capillaire, déclenchant une chute massive quelques mois plus tard.
• Déficits nutritionnels : Avec les nuits entrecoupées, l’énergie consacrée au bébé et parfois l’allaitement, le corps puise intensément dans ses réserves. Une insuffisance en fer, oméga-3, zinc et vitamine B12 peut freiner la repousse et aggraver la chute.
• Inflammation et stress post-partum : Le manque de sommeil, l’anxiété liée aux premiers mois de bébé et les bouleversements hormonaux peuvent augmenter la production de cortisol, une hormone qui peut perturber la microcirculation du cuir chevelu et freiner la repousse.
Si cette chute est le plus souvent normale, il est important de réagir si elle venait à s'éterniser car elle peut cacher des déséquilibres plus profonds.
3. Périménopause : Quand les hormones féminines déclinent
La périménopause (entre 39 et 51 ans) est une période de transition hormonale majeure, marquée par une baisse progressive des œstrogènes et une augmentation relative des androgènes, notamment la DHT (dihydrotestostérone). Ce déséquilibre rend les follicules pileux plus vulnérables et peut entraîner une chute capillaire progressive.
Pourquoi la chute de cheveux est-elle fréquente à cette période ?
• Baisse des œstrogènes : Les œstrogènes jouent un rôle protecteur en maintenant l’épaisseur et la densité des cheveux. Leur déclin progressif fragilise le follicule pileux et ralentit la pousse.
• Augmentation de la sensibilité à la DHT : Avec la diminution des œstrogènes, les follicules deviennent plus sensibles à l’action de la DHT, accélérant la miniaturisation capillaire et favorisant l’apparition d’une alopécie androgénétique féminine.
• Dérèglement de la microcirculation : La réduction des hormones féminines altère la vascularisation du cuir chevelu, diminuant l’apport en oxygène et en nutriments aux follicules.
• Augmentation du stress oxydatif et de l’inflammation: La périménopause s’accompagne souvent d’une inflammation de bas grade qui altère la régénération cellulaire et accélère le vieillissement capillaire.
Cette période est souvent accompagnée d’une fatigue accrue, de troubles du sommeil et de variations du poids, des facteurs qui peuvent aggraver la chute de cheveux si une approche globale n’est pas mise en place.
👉 Conséquences :
- Apparition d’une alopécie androgénétique féminine.
- Assèchement du cuir chevelu et diminution de la microcirculation.
- Sensibilité accrue à l’inflammation et au stress oxydatif.
Adopter une alimentation et une activité physique adaptées et des techniques de stimulation capillaire peut aider à ralentir la chute de cheveux liée à la périménopause et à préserver la densité capillaire.
4. La ménopause : L’impact de la DHT sans opposition œstrogénique
La ménopause marque un tournant hormonal décisif dans la vie d’une femme. Là où la périménopause était une phase de transition, la ménopause signifie l’arrêt total de la production d’œstrogènes et de progestérone par les ovaires. Ce bouleversement hormonal n’épargne pas la santé capillaire et peut entraîner une perte de cheveux plus marquée et plus persistante.
Pourquoi la ménopause favorise-t-elle la chute de cheveux?

• Absence totale d’œstrogènes : Les œstrogènes ont un effet protecteur sur les follicules pileux. Leur disparition laisse le champ libre aux androgènes, et notamment à la DHT (dihydrotestostérone), une hormone qui accélère la miniaturisation capillaire et entraîne une perte progressive des cheveux sur le dessus du crâne.
• Augmentation de la sensibilité à la DHT : Avec l’âge, la production de sébum diminue, et le cuir chevelu devient plus sec. Cette modification altère le microbiome du cuir chevelu, ce qui peut amplifier la sensibilité des follicules à la DHT et augmenter leur vulnérabilité.
• Diminution de la vascularisation du cuir chevelu : La baisse des œstrogènes entraîne aussi une réduction de la microcirculation, ce qui limite l’apport en nutriments essentiels aux follicules pileux.
• Augmentation de l’inflammation systémique : Avec l’âge, l’organisme est plus sujet à une inflammation chronique de bas grade, qui peut favoriser le vieillissement prématuré des cellules capillaires et freiner leur régénération.
Ces changements ne sont pas systématiques ni irréversibles, mais ils nécessitent une prise en charge ciblée afin de préserver au mieux la densité et la qualité des cheveux à cette période de la vie.
Après la ménopause, la production d’œstrogènes chute drastiquement, ce qui permet à la DHT d’affecter les follicules pileux sans restriction.
👉 Pourquoi est-ce problématique ?
- Les cheveux deviennent plus fins, et la perte capillaire s’intensifie sur le haut du crâne.
- Une baisse de la microcirculation empêche les nutriments essentiels d’atteindre les follicules.
- L’inflammation chronique accélère encore le processus de chute.
Préserver une belle chevelure après la ménopause demande une approche complète, incluant la stimulation du cuir chevelu, un soutien hormonal adapté et une nutrition ciblée
5.L'importance d'une prise en charge avec une approche globale
Lorsqu'il s'agit de chute de cheveux, il est tentant de chercher une solution rapide sous forme de complément alimentaire ou de soin miracle. Pourtant, aucune approche isolée ne peut réellement apporter des résultats durables si elle ne s'inscrit pas dans une vision plus large. La santé capillaire repose sur un équilibre global, où plusieurs facteurs doivent être pris en compte simultanément.
Pourquoi une prise en charge globale est essentielle ?
• Lien entre l'alimentation et la vitalité capillaire : Un cuir chevelu sain et des cheveux forts nécessitent un apport adéquat en nutriments essentiels. Pourtant, un bon apport ne signifie pas forcément une bonne assimilation. Un travail sur l’absorption digestive et l’équilibre du microbiote est donc primordial.
• Impact du stress et de l’inflammation :Le stress chronique et l’inflammation de bas grade peuvent accélérer la chute des cheveux et fragiliser les follicules. Une approche intégrative travaillant sur la gestion du stress, le sommeil et l’équilibre émotionnel permet d’améliorer la résistance capillaire.
• Régulation hormonale adaptée : Les fluctuations hormonales jouent un rôle clé dans la perte de cheveux chez la femme. Que ce soit lors du post-partum, de la périménopause ou de la ménopause, adapter son mode de vie, son alimentation et éventuellement ses traitements hormonaux peut stabiliser la chute et favoriser la repousse.
• Stimulation locale et circulation sanguine: Massages crâniens, micro-needling, luminothérapie LED ou encore huiles stimulantes peuvent améliorer l’apport en oxygène et en nutriments aux follicules, assurant ainsi une meilleure ancrage du cheveu.
Il n’existe pas de solution unique pour arrêter la chute de cheveux définitivement. C’est pourquoi une approche globale, prenant en compte les facteurs hormonaux, nutritionnels et émotionnels, est la clé d’une chevelure plus dense et résistant. C'est la synergie qui fait la magie ✨
Comment mettre en place une approche complète ?
✔ Faire un bilan personnalisé (nutritionnel, hormonal, microcirculatoire) pour identifier les causes réelles de la chute.
✔ Adopter une alimentation adaptée pour favoriser une meilleure absorption des nutriments essentiels.
✔ Gérer le stress et l’inflammation en travaillant sur la régulation du système nerveux et les schémas de pensées.
✔ Stimuler la repousse avec des approches naturelles complémentaires, en local ou sous forme de complémentation adaptée.
✔ Se faire accompagner par un professionnel pour un suivi sur mesure et des conseils adaptés à son profil.
Une approche holistique et personnalisée permet non seulement de juguler la chute de cheveux, mais surtout d’assurer une repousse durable et une meilleure santé capillaire sur le long terme.
📢 Besoin d’un accompagnement pour trouver la solution adaptée à votre chute de cheveux ? N’hésitez pas à réserver à appel gratuit pour que je vous guide sur comment avancer dans votre cas précis.
Ne perdez plus de temps avec des solutions inefficaces ! Si vous voulez stopper la chute de cheveux et stimuler la repousse, commencez par un bilan personnalisé pour identifier les véritables causes et devenez une actrice éclairée de votre santé capillaire !